Tous les guides
Conformité9 min

Choisir sa PDP en 2026 : sept critères et la liste officielle

Commencez par vérifier le nom exact de l’opérateur sur la liste officielle tenue par l’administration fiscale, puis par la façon dont votre logiciel de facturation l’alimente : ce sont les deux points qui décident du reste. Le vocabulaire officiel parle désormais de plateforme agréée, l’ancien sigle PDP restant très employé.

Mis à jour le .

Illustration : une liste de critères de sélection.
Dans ce guide 8 repères

Qu’est-ce qu’une plateforme agréée ?

Une plateforme agréée est une plateforme immatriculée par l’administration fiscale pour transmettre et recevoir les factures électroniques. Le décret n° 2026-677 du 27 juillet 2026 a unifié le vocabulaire en remplaçant « opérateurs de plateformes de dématérialisation partenaires » par « plateformes agréées », adossées à un annuaire central géré par l’administration.

Le portail public n’est pas une plateforme d’échange entre entreprises : son rôle se concentre sur l’annuaire et la collecte puis le traitement, par l’administration, des données de facturation, de transaction et de paiement. Le détail dans notre article sur le recentrage annoncé par la DGFiP et dans PDP ou PPF : qui transmet vraiment vos factures.

Comment lire la liste officielle ?

La liste est publiée sur impots.gouv.fr, à la page Je consulte la liste des plateformes agréées. Trois réflexes en l’ouvrant :

  1. Chercher la raison sociale, pas le nom commercial de l’offre. Un éditeur peut vendre un service sous une marque différente de l’entité immatriculée.
  2. Regarder la date de mise à jour du fichier : la liste évolue au fil des immatriculations, et un décompte cité dans un article vieillit en quelques semaines.
  3. Distinguer l’immatriculation définitive d’une immatriculation sous réserve, lorsque la liste fait cette distinction.

Un logiciel de facturation qui n’est pas immatriculé n’est pas pour autant disqualifié : il peut parfaitement produire le fichier et le confier à une plateforme agréée. C’est le modèle le plus courant chez les éditeurs de devis. Ce qui compte, c’est que le maillon final soit bien immatriculé.

Quels sont les sept critères de choix ?

L’immatriculation, vérifiée le jour même

Cherchez le nom exact de l’opérateur sur la liste officielle, pas une marque commerciale approchante. Sans immatriculation, pas de transmission réglementaire, même si le fichier produit est au bon format.

À demander : Liste officielle sur impots.gouv.fr

La façon dont votre logiciel l’alimente

Connecteur, dépôt de fichier ou ressaisie : c’est ce point qui détermine le temps que vous y passerez chaque mois. Posez la question à l’éditeur de votre logiciel et à la plateforme, séparément.

À demander : Documentation du connecteur, ou essai sur quelques factures

Le volume inclus et le tarif au-delà

Un abonnement d’entrée de gamme peut devenir la formule la plus chère dès que le quota est dépassé. Demandez un chiffrage sur votre nombre réel de factures émises et reçues.

À demander : Grille tarifaire détaillée, émission et réception

La réception, pas seulement l’émission

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir les factures électroniques lorsque leur fournisseur est tenu de les émettre sous ce format. L’obligation d’émission démarre à cette date pour les grandes entreprises et les ETI, puis le 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises. Vérifiez que l’offre couvre la réception et comment les factures fournisseurs vous sont mises à disposition. Calendrier officiel.

À demander : Périmètre écrit de l’offre

L’archivage et l’export

Dix ans, au titre du Livre des procédures fiscales depuis la loi du 25 juin 2026 comme au titre du Code de commerce pour les documents comptables. Demandez ce qui est inclus, ce qui reste à votre charge, et comment récupérer vos fichiers.

À demander : Conditions générales, durée et format d’export

Les statuts et le traitement des erreurs

Dépôt, réception, refus, encaissement : regardez comment la plateforme restitue ces statuts et comment votre logiciel les affiche. Un rejet non vu est une facture impayée.

À demander : Démonstration sur un cas de rejet

L’engagement et la sortie

Durée, conditions de résiliation, coût de sortie. Le décret du 27 juillet 2026 organise la mobilité entre plateformes, mais votre contrat peut prévoir des contraintes propres.

À demander : Clause de durée et de résiliation

Sur les formats, appuyez-vous sur les spécifications externes publiées par la DGFiP : le socle commun accepte UBL, CII et les formats mixtes associant données structurées et fichier image, dont Factur-X.

Comment comparer le coût réel ?

Comparez sur votre volume, pas sur un prix d’appel. Prenons une entreprise qui émet 30 factures par mois et en reçoit 20, soit 600 documents par an. Reconstituez pour chaque offre :

C’est la somme de ces quatre lignes qui se compare, pas le premier prix affiché. Une offre moins chère mais sans lien avec votre logiciel se paie chaque mois en manipulations.

Quelles erreurs reviennent souvent ?

Que regarder selon votre profil ?

Indépendant ou micro-entreprise, faible volume

Priorité à la simplicité et au coût de la réception. Une offre d’entrée de gamme, ou la plateforme proposée par votre outil de gestion ou votre expert-comptable, suffit généralement. Vérifiez seulement qu’elle est immatriculée et qu’elle accepte le fichier produit par votre logiciel.

TPE avec quelques centaines de documents par an

Regardez d’abord le raccordement avec votre logiciel de facturation et la restitution des statuts. Le temps gagné sur la ressaisie pèse plus lourd que quelques euros d’abonnement.

PME avec une équipe et un ERP

L’intégration technique et la gestion des rejets deviennent le sujet principal, devant le prix unitaire. Prévoyez une phase de test, une personne responsable et une procédure écrite pour les factures refusées.

La vérification avant de signer

Sur les durées de conservation, deux textes se cumulent et convergent désormais sur dix ans : l’article L102 B du Livre des procédures fiscales, dont le délai de six ans a été porté à dix ans par l’article 36 de la loi du 25 juin 2026 pour les documents dont le délai expire après le 1er janvier 2027, et l’article L123-22 du Code de commerce pour les documents comptables.

Et Plune dans tout cela ? Factur-X activable sur tous les plans, sans supplément. Une fois l’option activée dans les paramètres de l’entreprise, Plune joint le XML Factur-X au PDF de la facture finalisée. La dictée prépare le brouillon ; elle ne transmet aucune facture à une plateforme agréée. L’envoi et la réception de factures électroniques via SuperPDP sont disponibles avec un abonnement Pro ou Business, après activation de la connexion de votre entreprise et dans le quota inclus. La transmission via SuperPDP concerne actuellement les factures et avoirs entre entreprises établies en France, après activation de la connexion. L’envoi des données fiscales des ventes aux particuliers et des opérations internationales (e-reporting) n’est pas encore disponible dans Plune. Avec une autre plateforme agréée, vérifiez l’import de votre fichier Factur-X ; le dépôt et son suivi restent hors Plune. Voir aussi la page migration depuis un autre logiciel.

Questions fréquentes

Vos questions sur le choix d’une plateforme

Plune produit le fichier, votre plateforme le transmet

Préparez vos factures dans Plune et activez Factur-X. Sur Pro ou Business, connectez SuperPDP pour les échanges entre entreprises établies en France. Essai Pro 30 jours sans carte.

Gestion des cookies

Plune utilise des cookies nécessaires au service. Avec votre accord, nous pouvons aussi mesurer l'audience et les campagnes publicitaires. Le suivi partenaire fait l’objet d’un choix séparé sur le lien partenaire.

Responsable de traitement : Edouard Hue, éditeur de Plune. Détail des cookies, durées et destinataires.